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Le soleil des origines
1968 : Naissance à Montpellier, “ par hasard ”. Troisième fille d’une famille juive aux origines berbères, andalouses et samarienne. Certains de mes ancêtres ont émigré au Maroc après l’expulsion d’Espagne en 1492. La famille de mon grand-père maternel est issue d’une ancienne tribu berbère. Mon arrière-grand-père paternel est originaire de Samarie, en Israël.

Au moment de l’indépendance du Maroc et de l’Algérie, mes parents se sont exilés en France, comme la plupart des pieds-noirs d’Afrique du Nord, quittant une terre où ils étaient nés et à laquelle ils avaient le sentiment d’appartenir. Depuis, je me suis attachée à Montpellier, ville qui semble avoir inventé le mouvement perpétuel.

J’y ai construit d’autres racines, même si je considère que les miennes sont avant tout errantes. Entre Camargue et garrigue, bosquet de lavande et embruns salés, grillons et mâts qui s’entrechoquent, soleil porté par le souffle du mistral. Dans mon enfance, je ne connaissais le sable de mon désert que lorsque le Sirocco venait le coller aux pare-brise des voitures.

   

A 5 ans, je me souviens
encore de la séance
de pose, l'enfer !

A 5 ans, impatiente, j’apprends à lire et à écrire. C’est une découverte miraculeuse. Je passe alors des heures à jouer avec les mots et les lettres et me passionne pour la grammaire.

A l’école primaire “ Mozart ”, j’ai la chance d’avoir un instituteur (Monsieur Bonnet) dont on rêve pour ses enfants, sévère (nous avions tous peur de lui) mais surtout très attentif aux enfants. C’est ainsi qu’il a décelé mon goût pour l’histoire et mon talent d’écriture. Il m’a encouragée vivement et faisait même apprendre mes poèmes aux autres élèves de la classe !

J’ai écrit mon premier roman à 7 ans (trois pages tapées sur la vieille machine à écrire de ma mère !), l’histoire d’un papillon qui découvrait le printemps à travers ses rencontres de plantes et de fleurs. Puis vint mon premier roman historique : les aventures d’une jeune fille à l’aube de la révolution française qui quittait sa famille pour s’engager dans la lutte aux côtés des sans-culottes.

Ma mère me transmet son goût pour l’opéra qui est devenu une véritable passion, surtout Mozart, Verdi et Rossini. Encore aujourd’hui, j’écris en musique.

A 11 ans, j’ai commencé à dévorer la littérature — passées les "Fantômette” — à travers la science-fiction. Van Vogt, Bradbury, Clarke, Sheckley, Brown, Zelazny, ont été mes premiers classiques. Chaque livre était un voyage et je m’y plongeais avec délice.

   

Plus tard, ce fut le polar, à l’ancienne, Philip Marlowe ou les Ian Flemming dont mon père raffolait. J’ai découvert la “ vraie ” littérature au lycée, où je me suis surtout passionnée pour les poètes, Baudelaire, Cocteau, Verlaine, Rimbaud, Prévert. Ce n’est qu’après le bac, une fois libérée des contraintes scolaires, que j’ai apprécié les classiques. Surtout Balzac et Flaubert qui m’ont appris avec brio à exprimer les émotions des personnages à travers les descriptions des décors. La scène où Madame Bovary est assise sur le banc avec son amant tandis que les buissons soupirent autour d’eux, c’est du Mozart !

Et puis, il y a eu Beaumarchais et Dumas. Coup de foudre pour Beaumarchais, son personnage d’abord. J’ai dévoré sa correspondance, difficile à trouver, et j’ai adoré l’art avec lequel il se met en scène dans ses pièces. Tour à tour, Chérubin, Figaro ou Almaviva, il offre toutes ses facettes.

Alexandre Dumas fut le meilleur de tous les navigateurs pour moi. Chacun de ses livres est plus qu’un voyage, une odyssée ! Commencer “ Les trois mousquetaires ” en sachant que l’on s’embarque pour 1500 pages est un vrai délice. On est pressé de finir mais en même temps l’on voudrait que cela ne s’achève jamais. Son œuvre est si inépuisable que je lis pratiquement une dizaine de ses livres chaque année.

12 ans, et je voulais
en paraître 15 !

Au lycée, je monte le journal local en faisant illustrer mes articles par mes copains.
   

15 ans, et j'en paraissais 18 !

Le cinéma de mes nuits
Parallèlement, je m’abreuve de ma deuxième passion, le cinéma, essentiellement à travers celui de minuit (ah, le jeu des yeux et des couples sur orgue de barbarie ! Quelle promesse, autant que le rugissement de la Métro), les Marx Brothers, Cukor, Hitchcock, le fantastique des années 50 (“ Les chasses du comte Zardoff ”, etc.) et… le kung-fu (dans un vieux cinoche de quartier, j’ai vu je ne sais combien de Bruce Lee, mon père en était fan !).
A quinze ans, j’écris et je réalise mon premier court-métrage où chaque personne désirant y participer devait mettre un peu d’argent. C’est ainsi que j’ai réussi à le financer ! C’était un polar très hitchcockien. A ma copine qui s’amusait dans le rôle principal, pin-up de quinze ans qui en faisait vingt, j’avais ajouté des faux ongles carmin et une cigarette au bout d’un fume-cigarette. Elle avait des allures de star des années 40 entre Bette Davis (dont elle avait les yeux) et Joan Crawford (le caractère). Un copain baba-cool, façon cheveux longs frisés, assurait le rôle du flic avec un paradoxe qui ne m’effrayait pas.

J’ai monté le film en “réel” dans ma chambre, traversée de cordes où étaient suspendues les pellicules Super 8. Comme à l’époque je n’avais aucune idée de la façon dont on faisait techniquement un film, je m’étais dit que je ferais plus tard la post-synchro, ce qui fut évidemment impossible ! Cela se finit par des intertitres…

A seize ans, je crée un fanzine de cinéma et couvre le Festival de Cannes pour la première fois. Avec l’équipe de journalistes (nous étions deux, lui, Fabrice Leclerc, a continué dans cette voie et travaille actuellement au “Film Français”), nous parvenons à obtenir une accréditation et même à monter les marches !
Un souvenir fort à l’âge où tout est encore possible (croit-on). On court aux avant-premières. Et on est les premiers dans les files d’attente de Star Wars ou d’Indiana Jones.
Sérieux et naïveté : c’était impossible mais je ne le savais pas !
L’aventure du fanzine se poursuit quelques années, avec des interviews de Dustin Hoffman, Rob Lowe ou encore Debbie Reynolds.
L’aventure s’achève quand l’équipe se disperse pour poursuivre ses études.

Je découvre "Belle du seigneur" d'Albert Cohen. Je le fais partager à mes amies. Nous rêvons toutes d'appeler un jour notre fils Solal. Nous passons de longues soirées à nous identifier à Ariane et élaborer des stratégies amoureuses. Je le relis souvent par la suite, même si certains passages trop "stylisés" ne parviennent pas à m'enthousiasmer autant que le reste du livre. Aujourd'hui, mon fils s'appelle Solal.

   


Je viens de quitter le lycée,
c'est le bonheur !

 

La péniche de la rue des Saints-Pères
J’intègre Sciences Po Paris.
Tout naturellement, je me passionne pour les cours d’histoire, histoire politique, histoire des idées, etc. Mais je m’ennuie ferme en économie, gestion et autre “vie des entreprises” (ah bon, il y a une vie dans les entreprises ?)
L’ambiance étudiante n’est pas forcément celle où je me reconnais le mieux…
C’est là que j’apprends à lire très rapidement, avec des bibliographies de dix ou vingt bouquins à consulter chaque semaine.
Optimiste, pour mon stage de fin d’année, j’envoie une centaine de CV en Angleterre (où j’avais à l’époque un petit ami qui travaillait dans une librairie de cinéma) à des sociétés de production. Toutes me répondent avec une grande gentillesse, pour la plupart négativement, et une positivement !
Je fais donc mon stage de fin d’année pour la télévision anglaise ITV, où j’apprends que les Anglais sont de gros buveurs de bière, fous de rugby, et savent vraiment s’amuser après le boulot. Je participe à l’écriture d’une série “We are seven”, l’histoire d’une mère qui élève ses sept enfants nés de sept pères différents.

Toujours plus loin
A mon retour, je veux voir plus loin et hop ! j’envoie une centaine de CV à Los Angeles (même à Steven Spielberg qui m’a répondu fort aimablement par la négative). Là aussi, miracle, et après l’avoir pas mal harcelé au téléphone il faut l’avouer, John Daly, coproducteur du “Dernier Empereur” de Bernardo Bertolucci, accepte. Il me confie tout le travail de documentation, nécessaire à l'écriture du scénario.
Je pose ma valise dans la ville du Cinéma : Hollywood. Et je découvre la Chine à Los Angeles !
A mon arrivée, John Daly , anglais d’origine, m’avait dit: “Vous verrez, vous n’allez pas vous y plaire. Moi-même, je déteste mais je n’ai pas le choix !”
Je découvre un monde très éloigné de ma passion du cinéma. A Hollywood, véritable usine, on fabrique des films mais on n’en crée pas.
Après plus d’une année, je rentre à Paris, heureuse de retrouver un univers culturel multiple dont je me sens proche.
Là, confiante, j’envoie à nouveau une centaine de CV aux sociétés de production, mais surprise ! Aucune ne me répond! C’est la France…
A cette époque, je poursuis mon exploration du monde en solitaire : Cuba, Yémen, Maroc, Asie Centrale, Moyen Orient, Russie quand elle était encore soviétique et Europe. Je passe de longs et fréquents séjours en Italie, source de mille inspirations. Mon regard s’abreuve d’images inoubliables et mon âme de rencontres précieuses.

   

51e festival de Cannes :
la première montée
des marches… de mon mari !

 

Retour sur terre
A mon retour, je parviens à décrocher un job de stagiaire chez DEMD productions, à l’aube des “ Nestor Burma ”. Là, je découvre le milieu hyper hiérarchisé du cinéma et de l’audiovisuel et la ségrégation dont les femmes sont victimes. Je bluffe sur mes connaissances en Macintosh et, me formant sur le tas, j’en deviens rapidement experte.
Je migre chez TF1 au département de Pascale Breugnot, période dont il me reste quelque souvenir croustillant. En 1989, alors que je suis l'assistante du réalisateur Patrick Volson sur le tournage d'un documentaire sur Prague, éclate le "nouveau Printemps de Prague" qui lance la révolution douce contre le communisme. Notre documentaire devient un reportage sur les événements historiques dont nous sommes les témoins. Peu de temps après, tombe le mur de Berlin. Sentiment extraordinaire de vivre l'Histoire.
Ne voulant pas y faire carrière, je quitte TF1 après un an et deviens intermittente du spectacle.
Parallèlement à cette activité d'assisante de réalisation et de production, je rencontre plusieurs scénaristes qui me proposent de travailler avec eux, dont le premier fut Michel Léviant qui m’a appris la rigueur de la construction, puis Colo Tavernier, Pierre Uytteroeven (scénariste de Claude Lelouch), etc. Je participe à l’écriture de fictions, de “ Nestor Burma ” et autres Lou Paradou (ancêtre de ” Sous le soleil ”). Je monte ma société de production de courts métrages. J'écris, je produis, je réalise. Toujours passionnée de technologies, je fais moi-même le montage image et son sur Avid et le mixage.


Voyages sur une plume volante
Un été, alors que je collabore avec Django Edwards, je découvre “La reine Margot” sans pouvoir le quitter. Il me donne envie d’écrire des fresques romanesques et je m’attèle avec ferveur à ma version féminine de la Reine Margot, "L'amour ivre".

J’écris d’autres romans encore inédits dont : “Le secret d’Isabeau ”, dont l’action se situe au Moyen Age, “La fugue à Venise ” qui raconte la jeunesse de Michel-Ange à Venise, “L’or de nos amours ”, un roman épistolaire à trois voix. J’achève deux scénarios : un thriller et un polar.
Tout en continuant à écrire scénarios et romans, je poursuis mon voyage à travers les arts, m’occupant de l’administration d’un théâtre “La ménagerie de verre” à Paris.
Je fais une incursion par la pub chez l’agence J. Walter Thompson, “rédactrice-conceptrice” pour des paquets de céréales. L’ambiance est très sympa mais l’écriture est trop frustrante.
Une rencontre qui compte : Alain Goldman. Producteur de films ambitieux, il me propose de collaborer avec lui. Commence avec “1492, Christophe Colomb” de Ridley Scott une longue et passionnante aventure de près de cinq années dans une société de production à taille humaine. Des films comme “Casino” de Martin Scorsese s’enchaînent, après de longues périodes de gestation. "Vatel" de Roland Joffe voit le jour dans une ambiance où l’amour du cinéma à grand spectacle règne en maître. “Les rivières pourpres” de Mathieu Kassovitz me donne l'occasion d'initier Jean-Christophe Grangé aux arcanes du traitement de texte. Je prends mon indépendance au moment où démarre le tournage.

Indépendante
Découvrant Internet, je me passionne pour ce nouvel outil. Désormais, je peux communiquer en temps presque réel avec mes copains aux Etats-Unis, au Japon, au Maroc, ou en Chine. Au début, je passais des journées entières à voguer de pages en pages. Le dialogue avec les internautes est libre et convivial. Il existe une vraie connivence. Depuis, je me suis calmée et j'ai mieux appris à me servir de cette fabuleuse avancée technologique. Aujourd'hui, Internet est devenu indispensable à mes recherches.
Depuis 1998, je participe à de nombreux comités de lecture et jurys de scénario, notamment pour le Grand Prix du scénario et pour certains festivals. Ainsi, je lis entre soixante et quatre-vingt scénarios par an. Dans ce foisonnment créatif, la qualité et l'audace sont aussi au rendez-vous.

Je produis plusieurs courts métrages et poursuis un travail de développement de longs métrages.
Tout en développant mon activité de script-doctoring et de lecture de scénarios, je me lance dans l’écriture du roman de Marco Polo. C’est à ce moment-là que je rencontre René Guitton qui me présente Françoise Roth. Ainsi commence l’odyssée de Marco Polo…

   

Après la naissance de mon petit garçon, lassée par la vie parisienne, je quitte Paris avec ma famille pour trouver le calme de la campagne en pays cathare, entre Toulouse et Carcassonne. Au milieu des champs vallonnés et des prés où paissent vaches et moutons, je trouve la sérénité nécessaire à l’évasion de l’écriture. Je ne me lasse pas des aurores et des crépuscules sur l’horizon. Régulièrement, je continue à prendre de brèves mais indispensables immersions dans les foules parisiennes, où je me recharge de pollution et d’animation avant de me retirer dans la quiétude presque irréelle de ma campagne, tandis que la saga de Marco Polo rencontre rapidement un succès international, traduit notamment en Corée, en Chine, en Amérique latine.

Poursuivant l’œuvre de mon instituteur, j’anime des ateliers d’écriture pour les enfants, de 6 à 11 ans, dans le but de leur transmettre la passion du verbe. C'est une expérience passionnante et émouvante de travailler avec eux, dont l'imagination n'a pas de limites. J'anime également des ateliers pour des adultes — romans de vie, plaisir d'écrire.

Sollicitée par un compositeur de Barcelone, j'écris les paroles pour un groupe de salsa.

Après avoir terminé la suite de Marco Polo, le troisième tome, “Le tigre des Mers”, je travaille à mon prochain sujet: “La Reine de Saba”...