Une page tournée à la Renaissance

Muriel Romana fait brillamment revivre les personnages de la Renaissance, mêlant petite et grande Histoire.
Situant le début de son intrigue en 1559, elle nous conte le décès du roi Henri II et le sort de tous ceux qui y furent mêlés. Catherine de Médicis, jusque là objet de mépris à la cour, se révélera brillante et féroce stratège. Diane de Poitiers, la favorite si longtemps adulée, devra s’incliner.
Muriel ressuscite aussi la puissance des frères de Guise, impitoyables adversaires du protestantisme et participants actifs aux guerres de religion, qui aboutiront une douzaine d’années plus tard au massacre de la Saint Barthélémy.
Au détour d’un jardin ou d’un passage secret, on croise Marie Stuart, la future reine d’Ecosse qui n’est encore qu’une enfant, Nostradamus dont le roi a préféré ignorer la prédiction, Ambroise Paré, l’inventeur de la médecine légale qui a le tort d’être protestant, et tant d’autres.

L’auteure, prenant prétexte d’un évènement que les mémoires ont oublié, donne vie à l’Escadron volant de la Reine, chargé de retrouver le régicide Gabriel de Montgommery. Les espionnes qui le composent, guidées qui par l’ambition, qui par sa fidélité à la Reine, consacreront tous les moyens de persuasion dont elles disposent pour découvrir la retraite du traître.

Mon seul regret ? On commence à peine à faire la connaissance des volantes que, déjà, le 1er tome de leurs aventures se termine. Heureusement on me dit que la publication du tome 2 est proche…